Tomorrowland 2013 – Review

Posté le 29/08/2013 par Mathieu

tomorrowland 2013

Préparez-vous à entrer dans un univers incroyable qui vous déconnectera du monde durant 3 jours épiques. Ces 26, 27 et 28 juillet resteront gravés à jamais dans votre mémoire grâce à un spectacle époustouflant ou chaque élément amène à l’émerveillement, de votre arrivée à Dreamville, jusqu’à votre départ. Oubliez tout ce que vous savez sur les festivals outdoor, voici Tomorrowland, par ID&T.

Emmanuel et Clément ayant préféré aller faire un tour du côté de la Croatie le mois dernier, c’est Dorian et moi-même, Mathieu qui nous sommes portés volontaires pour vous faire une review complète sur cette 9ème édition de la Tomorrowland. Une première pour nous qui restera inoubliable, mais pas toujours dans le sens voulu. La faute aux orages parfois violents qui se sont invités sur le terrain du festival et à une organisation aux réactions parfois étranges… Cette année, nous n’avons cependant pas pu obtenir de places pour Dreamville, par conséquent nous ne pourrons pas nous attarder sur cette facette du Tomorrowland 2013. 

Dès le vendredi, l’organisation nous a surpris. Au dela de l’admiration des premières minutes devant les moyens techniques démesurés mis en place, nous avons eu l’impression de refaire un épisode de la Carte aux Trésors pour récupérer nos bracelets. Après 7 kilomètres de marche et 45 minutes d’attente sous un soleil de plomb, nous voila en possession du fameux grâal nous permettant d’accéder au festival. Par la même occasion, nous nous rendons compte qu’il nous est impossible pour nous cette année d’avoir un statut Presse et avons donc été obligé de nous contenter de laisser-passer lanmbda de simple festivalier. Si cette anecdote peut faire sourire, c’est tout de même un élément à prendre en compte quand on marche toute la journée avec un sac photo sur les épaules et un réflex numérique entre les mains. Trêve de plaintes, jetons un œil à ce qui se présente devant nous.

tomorrowland 2013

Une sacrée claque visuelle

On nous avait prévenus, pourtant quand on rentre, c’est inévitable, nous sommes abasourdis par la richesse visuelle du parc qui nous entoure. Ponts artificiels, jets d’eau, lance-flammes, lumières colorées à la nuit tombée… Non, ce n’est pas des stages dont nous vous parlons, mais bien du parc, des allées de circulation. Le soin apporté aux routes qui relient les scènes est impressionnant et souvent dans la démesure.

Ce qui en choquera plus d’un, c’est bien sur cet immense Mainstage. Un colosse métallique qui fourmille de détails. Vous n’avez plus l’impression d’être devant une scène mais devant  un volcan. Ces vapeurs et ces canons à C02 n’y sont pas étrangers et la cascade qui coule à flots sans interruption vient grandement renforcer l’immersion. Ajoutez à cela la pyrotechnie en soirée, et vous serez plongés dans une ambiance tout à fait exceptionnelle. De plus, chacune des 15 scènes bénéficiait également d’un décor qui lui est propre. Une fois de plus, le pari visuel semble réussi pour ID&T.

tomorrowland 2013

On stage

Attardons-nous sur les quelques scènes dédiées à la Trance ce week-end là. Vendredi, Markus Shulz s’est amusé 12 heures durant sous un grand chapiteau armé de jolis lasers en soirée. Fidèle à lui-même, les quelques parcelles de son set que nous avons pu entendre ne nous ont pas déçu. Il serait d’ailleurs intéressant de pouvoir le réécouter.

Le lendemain, Ferry Corsten gérait le stage Full-On, lui aussi dans un chapiteau. Il avait fait appel à quelques-uns de ses potes : Shogun, Solarstone ou encore Orjan Nilsen.  15 minutes avant la fin de chaque set, Ferry apparaissait pour un petit b2b avec le DJ présent. Original et sympathique, une excellente idée. D’autant plus marrant quand il rejoignait Aly&Fila ou John O’Callaghan, car cela faisait un petit moment qu’on avait plus entendu Ferry taper à 140 ! On soulignera seulement le réglage son bien trop dans les basses, ce qui rendait les mélodies quasi-inaudibles, dommage.

Enfin, pour clôturer ce week-end intense, les Trance-Addict nous ont préparé dimanche un immense stage situé… Sous un chapiteau. Vous savez, les fans de Trance ne craignent pas plus le soleil que les autres ! Pas le temps de râler un peu plus, car la crème de la crème de la Trance qui tabasse est déjà entrain d’être servie. Bryan Kerney, Indecent Noise, Max Graham… On notera le set de Paul van Dyk qui  nous a tués, balayés, épuisés ! Ce stage était celui qui pouvait nous assurer de n’entendre que de la bonne Trance… C’était sans compter le Allure sauvage qui a joué un peu tout et n’importe quoi. Allez, il était vraiment cool et le sound system était bien mieux réglé que celui du Full-On la veille, un régal pour les oreilles ! Vous êtes pardonnés.

Le Mainstage avait le mérite de rassembler un public immense et les plus grosses stars du line-up. Mais on ne s’éloigne jamais vraiment de la progressive & dutch-house dans l’ensemble à l’exception de Porter Robinson qui s’est permis de jouer Hardcore et d’Armin van Buuren. Son set nous a paru peut-être trop semblable à celui qu’il avait fait à l’UMF, mais une émotion palpable s’en dégageait, tant par l’annonce qu’il avait fait en début de set (la naissance de son fils), que le nombre de personnes déchaînées sur la Trance sous une pluie battante et dans 20 centimètres d’eau. Arty nous a étonnés en jouant un peu plus Trance qu’à son habitude ainsi que son célèbre remix de Punk qui a bien évidemment fait délirer tous les clubbers présents !

Tiësto a su nous prendre les tripes en jouant sa version originale de Adagio For Strings. Au milieu de cette foule immense, c’était magique (j’en ai même eu les larmes aux yeux à vrai dire). En bref, si le Mainstage accusait une variété musicale pas toujours certaine, on y restait pour l’ambiance, pour le monde mais aussi et surtout pour son caractère très impressionnant, tant par le show light que les divers artifices utilisés durant ces 3 jours.

En tant que tranceux ouverts d’esprit, nous nous sommes baladés un peu partout. On aura notamment découvert l’impressionnant stage à tête de Scorpion, Q-Dance, ou encore le Café d’Anvers, paradis de la Tech House et la Techno. Une alternative vraiment plaisante aux sons plus commerciaux ou mélodieux. Je dois également avouer que David Guetta m’a agréablement surpris car je m’attendais réellement à bien pire. Peut-être que l’ambiance démente du Main à ce moment là a aidé.
tomorrowland 2013

Yesterday was running, today it’s raining, tomorrow is repairing

60 000 festivaliers et 5 000 personnes étaient mobilisés chaque jour pour le festival. Si la pluie a déjà fait parler d’elle dans les éditions précédentes, cette année, nous avons eu droit à un orage spectaculaire. Un dispositif important de canons anti-grêle était mis en place pour sécuriser les festivaliers ainsi que les campeurs de Dreamville. Des moyens colossaux dont l’efficacité n’a encore jamais été prouvée. Heureusement, l’orage qui a traversé la Belgique n’était pas gréligêne. Cependant, la pluie s’est rapidement transformée en ruisseau à certains endroits de l’ampithéâtre durant le set d’Armin. Si les panneaux d’informations nous indiquaient de prendre les escaliers pour remonter, nous n’avons pas été les seuls à être arrêtés par la sécurité, nous empêchant d’emprunter le seul escalier alentours menant au sommet du stage. Ne restait plus qu’à passer par la boue. Un plan casse gueule, à tel point que j’y ai chuté plusieurs fois, endommageant mon matériel qui a terminé cette aventure hors d’usage (Ceci explique grandement le peu de photo illustrant cette review).

En dehors des intempéries, l’organisation s’est montrée particulièrement efficace. Nombre de toilettes suffisants ou nous n’avons jamais constaté d’attente, bars et stands de restauration présents en grand nombre… Le seul regret est le nombre de bancs assez peu nombreux à certains endroits et trouver un coin pour manger relevait parfois du miracle. Un très bon point par contre pour la propreté, assurée par bon nombre de personnes. Cela garantissait des tables nettoyées pour qui voulait s’installer y manger ou s’y reposer.

tomorrowland 2013

Conclusion

Tomorrowland est une expérience incroyable à faire au moins une fois dans sa vie. Cette année, malheureusement, de nombreux soucis nous ont empêchés de la vivre pleinement !

Mais l’appel du festival se fait déjà entendre pour son 10ème anniversaire. Son parc, sa foule convertie en famille le temps d’un week-end. Ses sourires, son ambiance, son univers… Ses feux d’artifices, ses lumières, ses lasers, son immensité, son excentricité et son mystère.

Mathieu & Dorian

Nos photos (ou ce qu’il en reste)



Laisser un commentaire

Back to Top ↑