Tomorrowland 2012 [review]

Posté le 11/08/2012 par Equipe SOT.fr

Prologue.

Depuis maintenant 8 ans, la colline du « Schorre recréation Park” de Boom résonne tous les étés au rythme des  musiques électroniques. Ce qui n’était qu’un petit  festival  «intimiste» en 2005 est devenu le plus grand festival EDM (Electronic Dance Music) au Monde et a été couronné « best music event » lors des derniers IDMA (International Dance Music Awards) en mars dernier. Les plus grands DJ du monde s’y donnent maintenant rendez-vous pour faire vibrer une foule venue des quatre coins du globe (plus de 70 pays !!).

Ces 27, 28 et 29 juillet derniers, toute l’équipe de StateOfTrance.fr était sur place pour cette édition 2012 du Tomorrowland afin de vous retranscrire cette fabuleuse aventure !
En compagnie de plus de 180 000 festivaliers, nous avons participé à l’écriture du fabuleux « Book of Wisdom » et nous vous le faisons partager dès à présent.

Chapitre I : Victime de son succès

Tout est allé très vite cette année. L’after movie de l’édition 2011 a mis le feu aux poudres et a créé un véritable raz de marrée avec plus de 46 millions de vues. La vente privée réservée aux belges a été prise d’assaut en quelques heures et s’est soldée par le changement de plate-forme de vente de billet (devenu Paylogic). Enfin, pour vendre les 120 000 billets restants, il aura suffit d’1 petite heure et de millions de connexions simultanées à travers le monde pour rendre le festival complètement Sold-out.

ID&t a le vent en poupe et leur imagination ne semble pas avoir de limite. Cette année, des vols spéciaux avaient été affrétés depuis une dizaine de villes à travers le globe, rien que pour les festivaliers, avec au programme, DJ et pré-soirée à 10 000m d’altitude. Digne des plus grands films de science fiction, les champs de maïs alentours avaient  été découpés à l’effigie du festival.
Enfin, plus de 100km autour de la terre sacrée, en arrivant, les panneaux de circulation vous indiquent également votre chemin ! (Route to the festival : R 19).
Quand vous les voyez, l’excitation s’empare déjà de vous, alors que le festival ne commence que le lendemain. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faudra d’abord s’installer et prendre ses marques dans le camping !

photo tomorrowland
 

Chapitre II : Welcome to Dreamville

Plus les années passent, plus l’organisation de Dreamville doit faire pâlir les campings de nos veilles côtes Françaises. Oubliez tout ce que vous savez à propos d’un camping, oubliez qu’il n’est que temporaire, oubliez qu’il accueille plus de 35000 festivaliers. Gardez seulement en tête qu’ID&T a réfléchi toute l’année pour vous faciliter la vie et vous faire oublier vos soucis du quotidien pendant 5 jours.

Dans notre review de 2011, nous avions déja été choqués par la logistique de Dreamville mais cette année, tout a pris une autre dimension (ou alors nous étions passés à côté de nombreuses choses l’année d’avant).  Le nombre de douches et de WC a été augmenté et la fréquence de nettoyage également. La sécurité est omniprésente dans le camping la nuit (même si cela ne nous a pas empêchés de nous faire voler 1 siège et notre barnum le dernier jour, pourtant monté et fixé au- dessus de nos tentes). La radio diffusée via les tours représentant chaque district donne non seulement les horaires des sets, les éventuels changements du festival, mais aussi la météo (très pratique vu le coté changeant du climat belge). Le journal (gratuit) du festival est distribué  presqu’au pied de chaque tente et il y a la possibilité d’avoir du pain frais (payant) tous les jours à 2 pas également. Cette année, nous avons même trouvé un stand dédié au café, ce qui n’est pas du luxe pour se réveiller le matin !

« Dreamville », un nom bien trouvé !

Le premier jour (le jeudi) est toujours une journée un peu spéciale . C’est le jour d’arrivée, et après un trajet plus ou moins fatiguant selon l’endroit d’où l’on vient, les rituels allers retours pour préparer et monter le campement, vient enfin le temps de se poser et de discuter autour d’un premier apéro. Pourtant cela ne s’arrête pas là, il faut embrayer immédiatement sur la première scène du week-end pour une warm-up Party dans DreamVille.  Cette « before », qui selon nous, a tendance à grossir d’année en année a été encore, très réussie ! Une scène digne du  « festival » en lui même était montée de toutes pièces pour la journée. On aime à apparenter cette soirée à un « échantillon » des sensations que vous allez ressentir durant les 3 jours qui vont suivre.

Enfin, au rythme des premières « basses » du week-end, on réalise  : ça y est, on y est, après un an d’attente, nous revoilà dans ce lieu magique.

La nuit va être longue avant de franchir l’arc en ciel, qui ouvrira les portes du TOMORROWLAND !

photo tomorrowland

Chapitre III :  « Some call this place Tomorrowland, We call it Heaven » Above&Beyond

Cette année encore, durant 3 jours, le « Schorre recréation Park » était métamorphosé en un monde féerique. Les scènes étaient toujours aussi superbes et les décorations entre celles-ci étaient encore plus prononcées que l’an passé. On a pu trouver sur les chemins, drapeaux, performers,  geysers, visuels sur les grillages et autres accessoires dans tous les recoins du parc. Partout, il y avait quelque chose pour s’émerveiller.

Une fois sur place, nous déambulons dans un monde onirique et pittoresque, on est transportés dans un univers surréaliste qui donne des ailes.  Les journées au Tomorrowland filent à une vitesse vertigineuse et les choix de DJ qu’il faut faire sont bien souvent cruels. Les sets s’enchainent, les marches (parfois longues) entre les stages, se faufiler dans la foule et prendre le temps de danser sont autant d’épreuves que vous devez relever.

Enfin, parlons un peu du Mainstage de cette année : il était démesuré, fourmillant de détails, d’artifices et réservait à chaque instant son lot de surprises et d’effets pyrotechniques. La qualité de finition des livres était juste hallucinante: les couleurs, l’effet d’usure sur les couvertures, l’ impression que la nature reprend constamment ses droits avec une végétation omniprésente. Le mainstage regorgeait de fontaines, de bougies, de jets de feu, de trampolines cachés et de fenêtres qui s’ouvraient pour laisser entrer des performers ou qui s’éclairaient au rythme de la musique. Enfin, les jeux de lumières créés par les éclairages en façade ne faisaient que renforcer le sentiment d’être face à un mur bien vivant, qui vivait et évoluait au fil du temps. Il y aurait bien d’autres choses à dire sur ce monument créé par ID&T, mais le tout pourrait se résumer en une seul phrase : c’est le plus beau, le plus grand et le plus complet de tous les stages que l’on ait jamais vu.

photo tomorrowland

Chapitre IV :  « Just a common day at Tomorrowland »

Pour notre part, nous avons essayé de trouver notre bonheur, entre les scènes Trance Addict, Paul Van Dyk, Above and Beyond, Q dance, Dim mak, Super you and me et le Mainstage. Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, nous avons encore du faire la part belle au compromis,  aux sets incomplets et à la formation des petits groupes.

Nous avons débuté la journée du vendredi tard suite à un problème logistique, et nous avons passé le début de l’après-midi à visiter le parc. Après quelques passages sur les sets de Cazette, Thomas gold ou encore la première demi-heure du set de Fat Boy Slim (Juste monstreuse), nous étions prêts et bien placés pour le premier gros rendez-vous de la journée : un set de 2 heures d’Above and Beyond. Et autant dire qu’avec les souvenirs du set de l’an dernier, on attendait beaucoup de ce rendez-vous. Heureusement, le défi a été relevé aisément avec un set, certes, peu innovant mais avec une efficacité rare dans le choix des tracks. Comme toujours, les messages sur les écrans géants ont électrisé l’atmosphère. Leur clôture a été magique avec une version acoustique de « Ocean lab-On a Good Day » et un stage entier qui chantait.

Le temps de se remettre de nos émotions, et nous avons terminé ce premier jour sur le Mainstage avec le set des Bloody Beetroots. Après un démarrage sur un remix de « O’death-RALPH SANTLEY » qui annonçait la couleur, ils ont poursuivi avec beaucoup de morceaux « hard » propre à leur style. Pas de doute par contre, ils savent mettre l’ambiance, debout sur les platines, une clope à la main et en train de faire le lasso avec le micro du speaker. Vêtus de noir de la tête au pied, masque compris, noyés dans la fumée blanche, on a senti qu’ils vivaient pleinement l’instant, hurlant au public de faire plus de bruit ! L’inévitable warp 1.9 a terminé de mettre le feu avec une foule plus que ravie de sauter dans tous les sens et d’en prendre plein les yeux et les oreilles.

photo tomorrowland
Pour notre seconde journée au Tomorrowland, nous avons directement démarré par Ferry Corsten avec un set bien pêchu mais qui nous a laissé mitigés. Remarquons tout de même qu’il s’agissait du premier set que nous faisions sur le stage PvD et que le niveau sonore nous a fortement marqué. Il était très très élevé (cela peut s’expliquer par le peu de monde et la proximité). Le stage PVD en lui même était très réussi mais à notre goût un peu trop proche de celui de l’année précédente.  Seules quelques décorations avait changé mais le visage soleil, probablement en référence au mainstage de l’an dernier, avait fait son apparition. Nous sommes ensuite partis avant la fin du set voir le début de celui de Laidback Luke qui nous avait transportés l’an dernier sur le Mainsatge.

Dans la tente « Dim Mak », il faisait 40° minimun et le « petit robot » était en grande forme. Comme à son habitude, il a enchaîné les tracks à une vitesse folle (Bootleg, Remix, Mashup) tout en s’amusant derrière ses platines avec un set efficace. Après un petit tour en haut de la colline sur un mainstage bondé et avoir rechargé un peu les batteries au rythme de Martin Solveig, nous sommes repartis en direction du stage PvD pour son set, en faisant d’abord un crochet par la scène Q dance. La scène en elle-même, nous a paru aussi jolie et impressionnante que les autres années mais peut être un peu moins inspirée, contrairement aux portes d’accès au stage en lui même qui, elles, étaient aussi monumentales qu’intimidantes.

De retour devant le château, nous avons pu apprécier la performance semi-live (comme d’habitude) de Mr PvD. Alternant grands classiques et nouvelles tracks, le Berlinois sait toujours aussi bien se faire apprécier du public. La nuit est ensuite tombée et  le stage que nous avions trouvé en demi-teinte nous a enfin révélé son vrai visage avec un show light impressionnant. (notez le jeu de mot avec le visage 😉 ). Nous sommes ensuite repartis sur le Mainstage pour suivre les 45 dernières minutes du set de Skrillex (Grande révélation de cette année pour le grand public).  Idéalement placés sur la colline, nous avons assisté à  une monumentale fin de set. Pour nous, il s’agit du plus beau show light/feu/eau/feu d’artifice et écrans géants auquel nous ayons jamais assisté. Voir ce mainstage dans sa globalité brillant de mille feux et cette foule en plein délire nous a coupé le souffle. On le répète encore mais seul le Tomorrowland permet d’assister à ce genre de spectacle.

Pour la deuxième clôture, nous sommes restés voir la Sweedish House Mafia car il s’agissait de leur dernière performance ensemble. Pourtant avec un set un cran au dessus de l’an dernier, et leurs tracks toujours aussi dansantes,  leur prestation en tant que Djs nous a paru toujours aussi piètre.

photo tomorrowland
Notre dernière journée dans les contrées magiques du Tomorrowland fut, comme d’habitude, la moins chargée. Nous avons démarré tardivement sur le set Gareth Emery. Derrière les platines, il a enchainé ses plus grosses tracks et les a alternées avec des sons d’une efficacité déconcertante. Gareth s’est vraiment surpassé avec le public et a clôturé son set avec une pluie de champagne.

Après quelques derniers passages sur les autres scènes, nous avons assisté à un bout du set d’Afrojack sur le Main. Le temps d’apprécier brièvement le style du géant Hollandais et nous sommes rapidement partis voir W&W. Le jeune duo Hollandais, fidèle à lui même, nous a joué ses gros cartons sur un stage survolté alors que le stage principal bouillonnait de guetta-lovers au même moment ! Nous avons ensuite écouté de loin, pendant notre repas, le set très planant d’Andy Moor qui nous a donné beaucoup de frissons.

Pour clôturer ce festival, nous ne voulions pour rien au monde manquer la petite surprise proposée par Trance Addict, un Back 2 Back de 1h30 avec Orjan Nilsen et John O’Callaghan. Chacun y est allé de son style et le contraste entre le Norvégien sautillant dans tous les coins derrière les platines et l’Irlandais très contenu dans tous ses gestes était à mourir de rire. L’ambiance était bouillonnante et pouvoir ré-écouter « between the rays », « magic » la révélation de l’ASOT 550 et autre « Big sky » avec une telle puissance sonore, quel bonheur !  Le set est passé à une vitesse hallucinante et la fin de celui-ci marquait presque la fin de la journée et de cette édition 2012.  Nous avons ensuite terminé sur le Mainstage pour la performance de Steve Aoki, et en avons profité pour graver dans nos mémoires tous les souvenirs accumulés sur ces 4 jours. La fatigue dans les jambes et le dos mais des souvenirs pleins la tête, nous avons fini par revenir à la réalité et avons réengagé notre retour à la vie normale… Il faudra désormais attendre 365 jours avant de pouvoir refouler à nouveau cette terre sacrée du Tomorrowland !

photo tomorrowland

Chapitre V : Une Organisation toujours au millimètre

L’année dernière, nous terminions notre review par un passage dédié à  la qualité de l’organisation du festival. Cette année encore, nous n’aurons rien à redire,  tout est toujours parfait. Re-voici donc nos impressions passées qui sont encore d’actualité pour cette édition 2012:

« Le nombre de points de retrait de tokens, le nombre de stands de nourriture, le nombre de bars, le nombre de WC, tous est disposé en quantité hallucinante. Un évènement qui gère une telle affluence avec autant de brio, mérite un trophée. Les files d’attentes sont minimes, et les équipes qui servent sont aussi agréables que réactives (et souriantes pour certaines jolies barristas). Nous avons également apprécié la distribution gratuite de K-way (ponchos), dès les premières gouttes de pluie. L’ambiance, la décoration, la qualité des shows, la beauté des scènes, les réglages sonores, les jeux de lumières et les feux d’artifice, c’est un véritable sans faute de la part d’ID&T. Tout y est préparé, réglé, millimétré, pour que vous soyez, le temps d’un week end, captivés et immergés dans cet univers magique. »

Seules les remarques concernant le coût total du weekend et le nombre limitées de poubelles sont encore à l’ordre du jour. Enfin, on peut également regretter que le système de consigne pour les gobelets ne soit toujours pas dans les moeurs chez nos voisins belges, ce qui pourrait permettre de limiter l’effet « déchèterie » chaque soir…

Epilogue

Comme toujours, nous tenons à remercier ID&T qui nous a permis de couvrir le Tomorrowland 2012 et de vous faire partager nos impressions. Nous remercions également Debby pour son calme alors que nous l’assaillions de mails avant l’évènement. L’excitation avant le Tomorrowland, ça ne se contient pas !

Le Tomorrowland  est une expérience magique qu’il faut faire au moins une fois dans votre  vie. Car, dans quelques années, quand les tendances musicales auront évoluées, quand vous aurez vieillit (ou murit), vous vous souviendrez toujours de ces moments, ces odeurs, ces sensations, ces couleurs, de cette foule de privilégiés, et du bonheur que vous avez partagé avec eux.

Photos

Voici toutes nos photos de cette édition 2012 afin d’illustrer notre review:

Vidéo

Voici notre best-of sans prétention qui vous donnera une meilleure idée de l’ambiance qui y règne:

Tags: , , , , , , , , ,



3 réactions à Tomorrowland 2012 [review]

  1. Syldom says:

    Merci pour le commentaire et les photos. superbes…

  2. BoZ says:

    Joli review et superbes photos !!

  3. Pingback: Tomorrowland 2013 - Line-up & informations

Laisser un commentaire

Back to Top ↑