Tomorrowland 2011 [review]

Posté le 01/08/2011 par Clement

tomorrowland 2011

Comme indiqué dans la dernière news concernant le Tomorrowland, nous venons tout juste de regagner notre France natale et nos villes respectives (Bordeaux pour les plus loin d’entre nous). Après une bonne nuit de sommeil (dans un vrai lit !) et un grand café, me revoilà installé devant l’ordinateur pour entamer la review habituelle, qui, espérons-le, vous retranscrira fidèlement cette fantastique Tomorrowland 2011.

J’ouvre donc nos photos à l’écran, je visionne nos vidéos et les sets du WE tournent en boucle dans mon casque…
Les meilleures conditions d’écriture sont réunies, les souvenirs sont frais, les images nettes et les mélodies résonnent encore dans ma tête. Pourtant, sur l’écran, la page reste désespérément blanche…
Soudain, devant mon clavier, la réalité me rattrape, je suis seul, seul pour la première fois depuis 5 jours, seul avec mes souvenirs et cette page blanche. Je ferme lentement les yeux et me met du coup à divaguer…

Me revoilà le long d’un immense chemin qui serpente à travers champs. A mes cotés, des milliers de personnes, de tous les pays et de toutes les nationalités. Tout le monde semble pressé, voulant atteindre, au plus vite, la fin de ce couloir à ciel ouvert. Succombant à une telle effervescence, la barrière des langues s’écroule aisément…
Puis, passant sous un arc en ciel dont j’effleure les couleurs, tout redevient si réel: les vibrations du tee-shirt au rythme des basses, les rayons du soleil qui chauffent mon visage, la fraîcheur de ma dernière gorgée de bière, ainsi que l’odeur âcre des stands de restauration, mélangée aux effluves des bières fermentées.
Je ressens également des douleurs dans les jambes ou le bas du dos, ainsi que le léger déséquilibre due a la pente située sous mes pieds. Enfin, je déchiffre la quinquaphonie qui retentit autour de moi: le public scande des mélodies que je connais par cœur.

tomorrowland 2011

Je sursaute et me réveille alors subitement, je suis toujours devant cette page blanche, mais cette fois ci, armé de tout un panel d’émotions qui me font frissonner.
J’ai une impression bizarre, l’impression d’avoir ramené une partie du Tomorrowland avec moi. Pas physiquement (j’ai rien volé, je le jure !) mais plutôt intérieurement. J’ai l’impression d’avoir en moi quelque chose en plus, quelque chose que seules les personnes présentes à Boom ces 5 derniers jours ont ressenti. Quelque chose qui ne s’explique pas vraiment, comme une sorte d’aperçu de ce que pourrait être le paradis sur terre.

Mais pour que vous compreniez réellement ce que je veux dire, il faudrait que je vous retrace mon séjour au Tomorrowland 2011…

Remarquez, après tout, pourquoi pas! Je suis bien ici pour le faire, alors venez, je vous embarque dans mes souvenirs pour un voyage au Tomorrowland 2011 !

Yesterday is History !

En premier lieu, une petite présentation du Tomorrowland s’impose, étant donné qu’il s’agit de notre premier passage sur ce festival.
Sa première édition a eu lieu en 2005 et ne regroupait alors « que » 10 000 personnes. Pourtant déjà, la liste des DJ présents pour enflammer le « Schorre recréation Park » de Boom était longue : Sven Vath, Sascha, Armin van Buuren, Justice, Erol Alkan…
La Tomorrowland est donc un jeune festival, dont l’ascension force le respect. D’année en année, les organisateurs ont su répondre à la demande du public grandissant en apportant son lot de nouveautés.

tomorrowland 2011

En 2006, le camping a fait son arrivée (3000 personnes max), et le festival atteignait déjà les 15 000 personnes. En 2007, le festival s’étend pour la première fois sur 2 jours (20 000 personnes) avec 5 scènes le samedi et 9 le dimanche. En 2008, le Tomorrowland se voit décerner le prix de meilleur festival de l’été.
La quantité et la qualité des DJ présents grandit encore et on assiste à des clôtures de festival de plus en plus dantesque, telle que celle de Moby en 2009.
Mais surtout, le public, année après année, a continué d’affluer (50 000 en 2008, 90 000 en 2009, 100 000 en 2010 avec 25 000 campeurs). Au final, pour cette édition 2011, le festival a accueilli 60 000 personnes par jour, et pour la première fois, s’est étendu sur 3 jours de festivité. Soit un total de 180 000 personnes et pas moins de 30 000 campeurs.

Bienvenue à Dreamville !

En marge du festival qui dure du vendredi au dimanche, ID&T met en place un camping nommé : « Dreamville ». Il ouvre ses portes le jeudi matin et ferme le lundi après midi, soit au final 5 jours de camping complets pour les plus endurants.
Les habitués du Nature One que nous sommes, étions les premiers à constater que les deux campings n’ont rien de comparable. Les deux écoles permettant de s’amuser différemment. Il n’y en a pas de meilleur, il y règne simplement une ambiance différente et un mode de fonctionnement particulier à chacun d’eux.
Le camping du Tomorrowland, lui, est exclusivement un camping et n’autorise pas l’accès des voitures, qui doivent être garées dans les parkings prévus à cet usage. A l’avantage de ce procédé, on gagne énormément en place ainsi qu’en niveau sonore (votre voisin ne pouvant pas mettre de Hardcore à fond avec son kit son à 5 heure du mat). En revanche, vous ne possédez du coup d’aucun endroit sécurisé où mettre vos affaires (même si des lockers sont présents). Cela vous force aussi à faire des aller-retour entre votre tente et votre voiture, soit environ 1,5 km pour nous, pour aller chercher vos affaires et provisions, plutôt que de les avoir à portée de main.

L’autre différence majeure avec la Nature One est que tout les kits son et autres kits électrogènes ou barbecue sont interdits dans l’enceinte du camping. Cela évite qu’un glandu qui à pris un mélange de substances pharmaceutiques digne d’un coureur cycliste vous casse les oreilles toute la nuit avec sa compile de Speedcore préférée.

tomorrowland 2011

Dreamville ce n’est pas non plus un vulgaire champs en friche sur lequel vous posez votre tente aléatoirement.
Les 30 000 personnes sont réparties en 8 districts matérialisés par une couleur associée.
Cela facilite les retrouvailles à l’heure de l’apéro ou ne serait-ce que la mémorisation de l’emplacement de son QG.
Au niveau organisation, vous trouvez tout ou presque sur place, c’est une veritable ville éphémère qui est érigée pour l’occasion. Moyennant paiement en tokens vous trouvez à disposition de multiples services. Il y a peu être d’ailleurs à ce sujet, un business juteux de la part d’ID&T, qui consiste à ne pas utiliser les mêmes tokens entre le camping et le festival. Vous avez du coup 2 fois plus de chance de vous retrouver avec des tokens inutilisés en fin de festival si vous ne vous débrouillez pas bien !
Parmi les services mis à disposition, vous pouvez donc: prendre une douche (chaude, la plupart du temps), vous acheter à manger ou à boire dans une des nombreuses baraques, vous acheter une plaque barbecue pour faire cuire votre viande (A faire uniquement dans l’espace mis à dispostion, ce qui permet de rencontrer les gens autour de soi !). Vous pouvez aussi apparemment acheter tout le matériel de camping que vous auriez oublié : chaise pliante, barnum, matelas, tente…
Il y a un même un carrefour dans le camping, ce qui vous permet de vous ravitailler en produit frais. (Très très bonne idée, même si la file d’attente décourage certaine fois). Enfin, vous avez accès aux WC (en très grande quantité, et assez propres), aux points d’eau pour faire un brin de toilette, vous avez même grâce à Samsung accès à des lave-linges et sèche-linges, le tout gratuitement !! Le seul petit bémol est peut être, la quantité un peu faible de poubelles qui pousse les gens à jeter leurs déchets par terre à tout va.

Parmi les spécificités de Dreamville, il faut savoir que les contenants en verre ne sont pas autorisés sur le camping, ce qui occasionne des scènes étranges aux abords de celui-ci. Des gens vidant des bouteilles de whisky ou de vodka dans des bouteilles de coca ou autres. Des personnes portant à bout de bras des empilages de packs de canettes de bière. Ou encore, le personnel de sécurité en train de jeter des pots de confiture ou des terrines de pâté à la poubelle (oui je sais, ça n’apporte rien à la review mais je l’ai encore mauvaise… 😉 )

tomorrowland 2011

Enfin, le dernier point à aborder concernant Dreamville est bien évidement la soirée de warm up du jeudi soir. Il faut avouer que, si la line-up proposée ne paraissait pas transcendante, la soirée nous a bien prouvé le contraire. En effet, lorsque vous venez d’arriver, vous avez à peine eu le temps de préparer votre campement ou de faire connaissance avec les gens autour de vous. L’apéro commence à peine et vous entendez déjà des basses qui résonnent au loin et à ce moment là, vous apercevez une foule compacte devant une immense scène. Cette dernière, décorée de tentes « 2 secondes » de différentes couleurs sur différents niveaux et éclairées intérieurement, symbolise dignement l’esprit camping ! Les DJs s’enchaînent bien, les tracks aussi, le show light est bon, bref la soirée est réussie. Alors autant vous dire qu’en tant que warm up, vous voyez déjà l’efficacité d’ID&T sur une scène à utilisation unique et vous êtes pressé d’aller vous coucher pour découvrir quelles seront les surprises que le festival va vous dévoiler le lendemain.

De manière plus synthétique, Dreamville porte bien son nom, d’un coté, il s’agit d’une véritable ville ou l’ont peut trouver tout ce que l’ont veut. Et de l’autre, c’est aussi un camping calme, ou l’on peut vraiment se reposer et dormir. Et qui sait, rêver de la journée passée ou de celle à venir…

Today is a gift !

Le côté unique du Tomorrowland est en premier lieu dû au cadre dans lequel il est situé. Le Park de Schorre est un immense hymne à la nature, plaines, lacs, ponts, amphithéâtre naturel… ID&T a tenu en faire un peu plus qu’un festival, une sorte d’expérience à part entière. Il ne s’agit pas de scènes éparpillées sur un terrain vague, mais plutôt d’une ribambelle d’univers reliés entre eux par toutes sortes de mise en scène.
Quand vous entrez dans le parc, il n’y a pas un recoin où vous ne trouverez pas de la décoration, une mise en lumière, une animation, un performer, un geyser… Il y a toujours quelque chose à voir quand vous vous déplacez, comme si vous aviez pénétré dans un monde féérique et imprévisible. Le Tomorrowland ajoute cette nouvelle dimension artistique au festival et offre donc une expérience de dépaysement décuplée!

tomorrowland 2011

Le festival ouvre ses portes le vendredi de 14h à 1h, le samedi de 12h à 1h, et le dimanche de 11h à minuit et accueille plus de 300 artistes sur 14 scènes. En faire une liste exhaustive serait d’ailleurs une perte de temps. Le mieux est de vous reporter à la time table que vous trouverez juste en dessous. Retenez juste que, sur une programmation pareille, vous serez toujours obligé de faire des choix (difficiles !!) pour sélectionner les sets que vous voulez voir. Sans compter que vous « perdrez » surement du temps entre chaque scène et qu’il vous faudra parfois faire des concessions, si vous tenez à rester en groupe.

Voici en tout cas, le résumé de la programmation que nous avons suivie pour ces trois jours. Il faut aussi savoir que nous avons voulu au maximum profiter de toutes les scènes et de leurs différentes ambiances. Il a donc été plus d’une fois difficile de suivre des sets complets. Enfin n’étant pas des lève-tôt mais plutôt des couche-tard, il ne fallait pas espérer nous concernant être sur le festival avant 15h.

Sur-ce ….

Le vendredi, après un bon set pour commencer d’Orjan Nielsen sur la scène Trance Addict (qui énerve toujours autant par la régularité de ses sets malgré son jeune âge), nous avons écouté le début du set d’Arnej et nous sommes partis à l’assaut du festival en lui même, faire un tour de toutes les scènes, visiter le parc et s’émerveiller de l’ambiance qui y règne. Puis, nous sommes allés sur le Mainstage pendant le terrible set de Kaskade qui a clôturé avec une track un-release (Look Into My Eyes) qui est une véritable pépite. Nous avons, dans la foulée, suivi le début du set de Dirty South qui est toujours aussi bon mais que nous avions déjà vu il y a quatre mois à Miami.
Puis, direction la scène Trance Addict pour le set de Ferry Corsten. Un bon set, mais faute du peu de monde sous le chapiteau ou à une décoration moyenne, Ferry n’a pas réussi à donner toute l’ampleur méritée à son set.
Ensuite, nous avions prévu de faire la clôture du Mainstage en hauteur le premier soir pour pouvoir profiter de la vue et prendre des photos et vidéos. Nous sommes donc allés nous placer durant le live de Faithless qui n’était pas du tout à la hauteur avec un set vocal et musicalement très décevant.

Mais bon, nous voila fin prêts. Placés idéalement pour notre première clôture nocturne : la Sweedish House Mafia ! Aux vues de leurs autres performances que nous avions déjà vues/entendues, de la popularité de leurs productions, du cadre et des circonstances, nous les attendions de pied ferme pour nous faire passer 2 heures de folie…
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Loin de là, même ! La beauté des jeux de lumière, la majestuosité de la scène, la démence du public, la folie du feu d’artifice ou tous les autres aspects du show n’y feront rien: le set est mou, mal mixé, les transitions sont inexistantes, les tracks mal amenées voir même mal choisies. Pour nous c’est la douche froide avant de rentrer au camping…

tomorrowland 2011

Le samedi, tout comme le vendredi, nous avons ouvert les festivités avec de la Trance, sur le Stage Above And Beyond Present Groupe Therapy. Un bon set de Cosmic Gate bien pêchu suivi du début du set de super8 & Tab. Puis, nous sommes allés directement sur le MainStage pour voir le Set d’Afrojack, qui, comme à son habitude a été monstrueux. Un set qui déménage, le tout dans la fosse avec des basses qui claquent fort, bref, 1h30 de pur délire (Vraiment dommage qu’il n’est pas été broadcasté). Le temps d’écouter le début du Set d’Avicii, puis nous sommes alors repartis sur la scène Trance.

Je profite d’être à ce moment de la journée pour faire une parenthèse sur le set de Martin Solveig. Nous ne l’avons pas écouté, parce que nous le connaissions par cœur, depuis son passage à l’Inox de Toulouse. Mais, si vous ne l’avez jamais entendu, il vous faut rapidement remédier à ce problème, c’est un des meilleurs sets de cet été dans le style électro qui déménage.

Revenons-en à la scène Above and Beyond où nous sommes arrivés pile poil à l’heure pour assister à un set monumental de Sander Van Doorn. Beaucoup de ses propres tracks et donc un set qui bouge sévèrement. Il est vrai que la transition avec Above and Beyond dans la foulée a été un peu bizarre mais ils ont su adapter leur set en conséquence en démarrant fort et en diminuant le rythme au fur et à mesure. Pour finir en apothéose, ils ont terminé sur « Sun in Your Eyes » avec des messages sur les écrans géants dont ils ont le secret. Une fin de set qui est devenue pour moi un de mes meilleurs souvenirs Trance tous sets, DJs et Events confondus. Juste Sublime !

Puis nous sommes allés terminer cette deuxième journée, dans la fosse du Mainstage, au premier rang, en face de Tiësto pour un set de clôture fantastique. La puissance que développe l’installation sonore du Mainstage quand vous êtes dans la fosse est à en perdre la raison. Surtout quand les Tracks jouées sont aussi magnifiques que les anciens classiques de Tiesto (Work Hard, Play Hard, Lethal Industry, Silence, Traffic, Adagio For Strings). Le finish a été tout simplement inoubliable avec « Tiesto Vs Diplo – C’mon » qui a retourné le Mainstage, accompagné d’un feu d’artifice magique et des jeux de lumière parfaits.
Cerise sur le gâteau pour cette fin journée, on a eu droit à la Track « Maximal Crazy » un-realease de Tiesto pour tout donner avant d’éteindre le Stage et de rentrer au camping.

tomorrowland 2011

Dimanche, déjà le dernier jour des festivités, et après un bref passage sur la scène Q-Dance (Technoboy), nous sommes allés sur le Mainstage. J’attendais avec impatience le set de Wolfgang Gartner, dont les prestations depuis ce début d’année étaient excellentes. Pourtant, quand nous arrivons vers le milieu du set, ce n’est vraiment pas génial. Il ne joue pas beaucoup de ses propres tracks et le set manque beaucoup de rythme, dommage ! Nous poussons jusqu’au set de Laidback Luke, qui va littéralement enflammer la foule avec un set sur-travaillé. C’est un enchaînement de mashups, de bootleg et autres versus…
Durant les 45 premières minutes de set où nous sommes restés, il a joué plus de 30 sons différents. Il nous a aussi appris qu’avec une bonne oreille, un loop, le cue et le pitch on pouvait jouer plusieurs morceaux pour chauffer le public. (Son set est véritablement à télécharger et à écouter !!).
Puis direction le stage Paul Van Dyk present Evolution, pour le set de Gabriel & Dresden. Nous nous attendions à écouter un set assez calme mais quelle ne fut pas notre suprise quand, au fil des tracks, celui-ci avait pris un virage très Tek-trance, ce qui ne nous a pas déplu. Vient ensuite le tour de Markus Schulz qui à lui seul, avait le plus gros timing de set (3h d’affilée). Nous nous sommes donc bien placés sur le stage et, comme à son habitude, il a envoyé un set parfait et bien punchy qui remue en non-stop le public venu profiter du spectacle. Seule ombre au tableau, le stage est désespérément vide en comparaison de sa capacité. Mais où sont les gens ?

En parfait Sherlock Holmes, nous sommes donc allés faire un tour sur le Mainstage, voir la star « Ultime » ici au Tomorrowland : David Guetta. Le mainstage est bondée, une foule des plus compacte sautille sur les derniers morceaux commerciaux du Français. Le public semble extrêmement réceptif aux longs discours et moment-off du set et suit les recommandations de David à la lettre. De notre côté, sa musique n’est vraiment pas notre tasse de thé et passé 15 minutes, nous nous sommes empressés de revenir soutenir M. Schulz. Nous rentrons donc, à la scène Trance, finalement ravis que David attire autant de monde, ce qui nous laisse profiter d’un set intimiste avec Markus.

tomorrowland 2011

Enfin, pour la dernière clôture de ce Tomorrowland, quoi de mieux, que de finir en beauté avec un set (semi-live) de Paul Van Dyk ? 1h30 de pur bonheur avec un show light d’enfer, un super feu d’artifice et un public bouillant. Le rappel s’est fait sur « Home-PvD », et restera dans les mémoires pendant longtemps… Puis, les lumières s’éteignent déjà, le son s’arrête, et l’ultime marche de retour au camping s’ammorce. Une dernière ballade dans le parc déjà bien vide et un bref passage sur les différentes scènes pour bien fixer tous les souvenirs de ces trois jours qui sont passés à une vitesse vertigineuse.

L’envers du décor !

Il serait criminel de ma part de terminer cette review , sans saluer le travail exemplaire d’organisation d’ID&T. Le nombre de points de retrait de tokens, le nombre de stands de nourriture, le nombre de bars, le nombre de WC, tous est disposé en quantité hallucinante. Un évènement qui gère une telle affluence avec autant de brio, mérite un trophée. Les files d’attentes sont minimes, et les équipes qui servent sont aussi agréables que réactives (et souriantes pour certaines jolies barristas). Nous avons également apprécié la distribution gratuite de K-way (ponchos), dès les premières gouttes de pluie.

tomorrowland 2011

L’ambiance, la décoration, la qualité des shows, la beauté des scènes, les réglages sonores, les jeux de lumières et les feux d’artifice, c’est un véritable sans faute de la part d’ID&T. Tout y est préparé, réglé, millimétré, pour que vous soyez, le temps d’un week end, captivés et immergés dans cet univers magique.

Enfin, je ne serais pas objectif, si je ne faisais pas part d’au moins une critique, aussi insignifiante soit-elle au vue des trop nombreuses qualités que possède ce festival. Le Tomorrowland est cher ! Comprenez bien que je ne critique pas les prix de manière intrinsèque, hormis ceux de la nourriture qui sont tout simplement honteux !! Mais le déroulement de ces 5 jours vous coûte cher et vous devez payez pour absolument tout. Au final, l’addition se révèle salée en fin de séjour.

Tomorrow is Mystery !

Il est donc temps pour moi de conclure ce voyage nostalgique, et de remercier chaleureusement Debby ainsi qu’ID&T de nous avoir permis de couvrir à merveille ce Tomorrowland 2011.

Mais pour revenir à mon étrange impression d’avoir emporté avec moi une partie de ce festival, je prends maintenant conscience qu’elle est légitime. Parce que le Tomorrowland, c’est peut-être un merveilleux festival de musique, un majestueux ballet de scènes hautes en couleurs, un parfait récital, organisé et orchestré de main de maitre par ID&T, mais c’est avant tout, un peu moi, un peu vous, et tous les gens présents pendant ces 5 jours. Sans nous, ce ne serait jamais qu’une magnifique expérience musicale alors qu’au final, ç’est surtout une expérience humaine hors norme.

Enfin, j’espère que le récit de ce périple passé en terres magiques du Tomorrowland vous donnera envie de tenter l’aventure à votre tour l’année prochaine. Parce que, sait-on jamais, on risquerait bien de s’y croiser…

Photos & Vidéos

Maintenant, voici les photos du TomorrowLand :

Voici également les quelques vidéos capturées sur place:

Clément (et Emmanuel) pour StateofTrance.Fr

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22 réactions à Tomorrowland 2011 [review]

  1. Spartiate says:

    Merci pour ce superbe compe rendu !

    Très bien écrit et j’ai réussi à voyager un petit peu grâce à lui ^^

  2. alexgs says:

    Très bien écrit. Chapeau l’artiste !!!

    Par ailleurs, un autre festival dont je reviens à surveiller : Electronic Family Festival. Très prometteur à mon sens…

  3. Emmanuel says:

    @ alexgs: Nous avons hésité à enchainer les 2 couvertures d’évènements, mais notre physique (et notre porte-monnaie) nous a un peu convaincu de ne pas succomber! :(

  4. Reiko says:

    +1, très agréable à lire ce report, il m’a ramené un instant à Boom !

    Comme pour le RDS ASOT 500, je suis en admiration devant l’intro de ce report très bien amené, presque poétique :-)
    La suite m’est plus quelconque, mais j’imagine que comme moi le rédacteur s’est poussé au c*l pour ne pas que son texte s’éternise sur plusieurs pages, et pourtant il y en a des choses à dire sur cette TLand…

    Étonnant que vous soyez sortis déçus de la SHM alors que vous semblez apprécier un peu de house. Comme quoi !

    Et merci pour les photos du stage Dreamville que je découvre seulement maintenant (un peu trop bu que pour bouger ce soir là lol), je me disais bien qu’ils avaient tapé des loupiotes dans chaque tente Quechua

    Par contre, notez bien que c’est probablement ID&T qui s’occupe de la promo Dreamville (site, etc.) mais ils n’y gèrent rien du tout en terme d’orga, ce qui peut expliquer des tickets différents au festival / camping.
    Festicamp est derrière cette gestion.
    ‘Pense même pas que ça soit ID&T derrière le stage Push It. Quoique ?

  5. xiu says:

    Super bonne review ! C’est bien écrit et agréable à lire, nikel.

    Par contre je retiens une chose :
    « Je profite d’être à ce moment de la journée pour faire une parenthèse sur le set de Martin Solveig. Nous ne l’avons pas écouté, parce que nous le connaissions par cœur, depuis son passage à l’Inox de Toulouse. Mais, si vous ne l’avez jamais entendu, il vous faut rapidement remédier à ce problème, c’est un des meilleurs sets de cet été dans le style électro qui déménage. »

    J’arrive pas à comprendre comment vous avez aimé solveig et pas SHM? (j’ai vu les deux) Quoi que chacun ses gouts bien entendu
    Vous dites également qu’il faut voir solveig une fois… Mais pour moi un DJ qui mixe le même set tout l’été, ne vaux pas la peine d’etre vu, même une fois…

  6. Emmanuel says:

    Merci Reiko de ton avis sur la review!
    Concernant la swedish, nous faisions le tomorrow pour la 1ère fois donc n’avions pas du point précis de comparaison.
    Cependant, on a jugé selon les autres sets auxquels nous avions déjà assisté!
    Pour les photos, tu peux en récupérer (à titre personnel) sur le flickr ici.

    Merci pour toutes les infos complémentaires. Afin d’éclairer nos lecteurs, pourrais-tu reposter ton avis en commentaire sur la review afin que tout le monde puisse en profiter ?

    Merci d’avance et à bientôt!

  7. ombreamere says:

    Moi je comprend tout à fait qu’on aime pas la SHM… J’y avais été au début l’année dernière et on s’était tiré tellement c’était plat, mou et pourtant j’écoute de la House… Là cette année j’ai pas fait l’effort.

    La soirée du camping était tip top quand même, le stage était bien sympa en déco, c’était un bon clin d’oeil !

  8. Emmanuel says:

    @Xiu: JE suis d’accord avec toi pour dire que seul le set de Martin de Solveig est excellent! Certes, il mixe tout l’été avec un set trés similaire! Mais du coup, on est pas assez méchant pour ne pas dire de ne pas aller écouter le set ne serait-ce qu’une fois au final!

  9. titus says:

    @Xiu : Personellement, le set de Solveig à la TL était vraiment super sympa. En tout cas, il fait le show et ça réveil pas mal quand tu es dans la fosse.
    Après s’il fait tout l’été le même set, c’est sûr que ce n’est peut être pas nécessaire de le revoir une deuxième fois.
    Mais bon, tout le monde n’a pas la chance de voir/faire des events tout les 4 matins. Je dirais donc que voir son set au moins une fois est plutôt recommandé.

    Pour le set de SHM, moi même relativement fan de leurs prod, je n’ai pas du tout accroché avec leur set. Trop répétitif… M’enfin ça reste des goûts

  10. Tiesto91 says:

    Je suis d’accord avec titus pour dire que le set de la SHM ne m’a pas forcément convaincu en comparaison des autres sets du WE. Ai trouvé ça complètement mou comparé à un Laidback Luke ou Afrojack…

  11. nari says:

    mil merci pour ce merveilleux voyage , en lisant ce que tu as écrit je pense que tout le monde peut ressentir les quelques choses que vous avez tous ressenti pendant ces 5derniers jours .franchement très bien écrit.. chapeau !!! et merci encore !!

  12. BoZ says:

    Excellent report ! Bien joué Clem et Manu !
    Jolie photos d’ailleurs !

    Comme toujours chose difficile et dangereuse, mais c’est pas grave je me lance,
    le TOP5 :
    – Markus : J’adore son style, c’est aussi simple que ça. J’utiliserai un mot : « parfait »
    – Cosmic Gate : Un de mes meilleurs moment du festival. C’était en « petit comité » sur un set excellent. C’était à se demander quelles tracks n’étaient pas des tueries. La fin était huge! J’ai pas compté le nombre de frissons que j’ai eut sur leurs set. C’était un moment purement magique.
    – Laidback luke : Très bonne surprise, je ne connaissais pas du tout. Lorsqu’il est arrivé sur scène je me suis dit : « c’est qui ce gignole qui vient déguisé en Spiderman et qui pique la place à Markus ??! ». Mais clairement il a mit les points sur les « i » dès le départs. Dans les 5 premières minutes, avec les mash-up, versus et autres on a du entendre des samples de 30 chansons différentes.Un set trèèès énergétique. Parfois on avait droit à des transitions effectuée avec une guillotine (si, si c’est possible) alors que sur d’autres c’était beaucoup, beaucoup plus travaillé. Comme dit Clem dans la review j’ai totalement jubilé sur le passage où il a utilisé le pitch ou autres pour faire la mélodie d’une chanson des Red hot (ou autre du genre) puis switché sur One de la Swedish. C’était juste énorme :)
    – Martin Solveig : Respectons le seul et l’unique qui peut en toute humilité lancer « Hello ». Après l’avoir entendu sur je ne sais combien de stages par différents DJ au fur et à mesure du festival, ça fait du bien d’entendre le maitre :) Sans rire, très bon set,. Sur scène Martin a une pêche plus que communicative. Excellent.
    – Tiesto : Je dois avouer qu’au début j’y aller à reculons. Je suis pas vraiment fan du personnage. On ressent son égo dans un rayon de 50m autour de lui. Mais re-entendre des tracks qui ont éduquées mes oreilles il y a quelques années par Monsieur Tiesto, ça donne tout de même quelques frissons… Adagio, Lethal Industy, traffic, etc… Et avec les jeux de lumières… inoubliable.

    Moins fun,

    le Worst 4 : (j’ai pas trouvé de 5ième)

    Wolfgang gartner : Comment dire, aucun charisme, aucune interaction avec le public. Quelqu’un aurait lancé un set qu’il avait fait en studio, ça n’aurait rien changé.

    Paul van dyk: Je sais que je vais me faire crier dessus, mais il en faut pour tous les goûts. Le feu d’artifice a pété dans tous les sens, c’était joli. Mais je trouve ce qu’il jou,e soit pas assez mélodique, soit manquant de tonus. J’avais fait une vonyc session l’année dernière, malheureusement ça se confirme.

    David Guetta : Comment dire… J’ai forcé mes compatriotes à aller le voir (je pense tout de même que ce n’était pas pire que le coup de la vokda). Je cherche les mots pour décrire ce que j’ai ressenti. Dans l’ordre ça donnerait : envie, excitation, (avant l’arrivée sur le stage), étonnement (au vu du monde qui était là), intrigue (« c’est vraiment le genre de track qu’il va passer tout le temps ? »), mal-à-l’aise (je me suis senti vieux du haut de mes 24 ans…), pitié (après avoir vu toutes les gamines fredonner les refrains de Guetta), dégoût (après 15 minutes d’écoute).
    Pour moi, son set ressemblait plus à un hommage qu’à autre chose. Il ne jouait pas des tracks, mais laisser les gens fredonner ses chansons, tout en disant : « Oh you guys are beautiful !! », « Everyone, let’s try something fun. Please everyone sit down ! ». Je crois que je suis vacciné de guetta :)

    Swedish House Mafia : Franchement, je sais pas trop. Je ne serais pas aussi catégorique que certains ici. On était à mon avis trop loin de la scène pour vraiment apprécier. J’avais un groupe de belge à ma gauche qui chantait toutes les deux minutes « Hééééééé Hoooooo ». J’ai cru que j’aillais commettre un meutre, mais bon j’ai essayé de me retenir… Sérieusement, ces couillons « chantaient » super fort. Le son de la swedish était d’ailleurs beaucoup trop faible. Bizarrement pour une scène d’environ 50k spectateur, il y a avait qu’un seul mur de son, au niveau de la scène (ou alors j’ai pas vu les autres). Bref même en essayant j’ai pas réussi à rentrer dans leur set. En revanche, ça envoyait beaucoup visuellement.

  13. franck says:

    Excellent résumé, je rajoute juste que je n ai pas vu les SHM mais plutot CARL COX, j ai adoré c était la première fois que je pouvais ecouter sont set en live et je l ai trouvé excellent :)) Sinon tomorrowland c est le paradis sur terre !!!! RDV 2012 :p

  14. Pingback: Episode 18 : Tomorrowland Festival @ Boom | World Party Tour

  15. Alex says:

    Super ce résumé !
    j’ai découvert ce festival que je ne connaissais que de nom, et que dire ça a l’air vraiment énorme à tout point de vue !
    je compte y aller cet été au départ de ma ville ou un voyage en bus est organisé , du coup nous n’aurons pas de voiture pour mettre nos quelques affaires qui ont une certaines valeurs durant les 3-4 jours ( bien que nous emmenons le strict minimum ) . Il y a t-il un risque niveau vol , des casiers sont -ils présents ?

  16. Emmanuel says:

    @Alex: Il n’y a je crois pas de casier. Tout les affaires restent dans les tentes. Il y a certes toujours un risque mais il faut croire que tout le monde fait avec et je n’ai pas eu d’écho sur le moindre vol…

  17. Alex says:

    Merci Emmanuel de cette réponse rapide 😉 !
    Je serais donc normalement de la partie avec des amis !
    Reste à savoir si nous irons finalement en voiture ou en bus ..

  18. pépette says:

    Hello
    pareil avec des amis nous souhaiterions participer à ce grand événement, nous sommes de Grenoble, mais une question se pose, pourriez vous m’éclairer sur le budget en sachant que nous pourrions être présent qu’à partir du samedi… merci d’avance et énorme ton article

  19. jeremy says:

    bonjour je voudrais savoir pq il ferme a 1h et surtout qu’est ce qu’on fou après?

  20. Emmanuel says:

    @ jeremy: Tu es déjà un peu fatigué pour commencer mais dans le cas contraire, tu continues la fête au camping tout simplement… 😉

  21. Pauline says:

    Bonjour,

    je compte aller à Tomorrowland cet été et j’avais une petite question…
    La programmation s’arrête à 00h/1h, et après il n’y a plus rien du tout? les gens rentrent dormir?

    Merci d’avance!

  22. Pitche says:

    Merci pour ce récit qui m’a fait découvrir ce festival. Cette année c’est de toute façon sold out et suis déjà à Werchter voire une journée au Pukkelpop. Mais j’espère bien et envisage bien d’y aller l’année prochaine (2013) ça semble extraordinaire, et à vivre.

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