Hadra Trance Festival 7 – Review

Posté le 10/09/2013 par Mathieu

hadra trance festival 2013

Ce week-end que Nano et moi-même avons passé au pied des pistes de la station de Lans en Vercors était quelque peu différent des autres. Exit Armin, ASOT, l’uplifting et tout ce que vous pouvez entendre dans un radioshow dit « Trance ». Si Full On, Dark, Forest ou Progressive Psy ne vous dit rien, ne vous en faites pas, on va vous expliquer. Si vous associez le Hadra à une horde de zombies drogués, on va vous montrer que vous vous trompez. Pourtant, pour profiter des sensations offertes par ce genre d’événements, il va vous falloir réapprendre la Trance, rebooter votre cerveau. Car passer de la Trance à la Psy-Trance est un virage violent mais terriblement addictif.

L’association Hadra, originaire de la région Grenobloise, rassemblait quelques 30 000 personnes du 22 au 25 Aout 2013 à Lans en Vercors, pour la septième édition du plus grand festival Psy-Trance français réputé à travers l’Europe à l’image de l’Ozora en Hongrie ou le Boom Festival au Portugal. Pour l’occasion, les festivaliers ont parcouru, pour certains, de nombreux kilomètres et ceci malgré les nombreux problèmes rencontrés l’année passée, alors que l’intégralité du week-end avait été perturbé par de violents orages, de la grêle et de la neige. Heureusement pour tous, cette 7ème édition s’annonçait plus clémente et nous avons constaté uniquement quelques orages en fin de journée du samedi et une pluie assez violente dans la nuit du samedi. Le Hadra Trance Festival représente la culture psychédélique dans son ensemble : au niveau musical, culturel et artistique en proposant deux scènes, des animations, spectacles et stands divers et variés. Il était ainsi possible d’aller se déhancher sur l’imposant Main Stage grâce aux sons les plus endiablés ou bien d’aller chiller un peu du côté de l’Alternative Stage via des sonorités plus calmes ou encore de se balader dans le Hadra Village.

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Une organisation au poil

C’est un fait, l’organisation s’est montré simplement irréprochable. Les bénévoles étaient présents dès notre arrivée à Lans en Vercors pour nous guider vers le parking situé dans un champ aménagé spécialement pour l’occasion. Je récupère rapidement mon bracelet et rejoins Nano qui avait proposé de donner un coup de main à l’organisation et était donc bénévole à la billeterie. Il nous fallait monter à la station. Pour cela, de nombreuses navettes circulaient tout au long du festival, même en pleine nuit ! Pratique pour ceux qui ne dormaient pas sur place. Les bus étaient nombreux (et gratuits !), permettant à la file d’attente parfois conséquente de diminuer rapidement.

Arrivés en haut, la cassure a été rude quand le dernier festival qu’on a fait est…. Tomorrowland ! Ce n’est pas une critique, loin de la. Au Hadra, personne n’était entassé sur un demi mètre carré de terrain. Le placement était totalement libre. Ainsi, certains pouvaient se placer au milieu des pistes, devant le Mainstage, ou au fond des bois, au milieu de nulle part. La particularité de ce festival est qu’il n’est pas clôturé donc nous vous laissons imaginer les possibilités de camping au pied des pistes de ski.

On notera l’importance bienvenue accordée au tri séléctif, le nettoyage constant du site via un partenariat avec des entreprises environnementales. Hadra s’est investi dans une démarche de réduction de l’impact environnemental.  Toujours dans une optique de comparer avec ce qui se fait à l’étranger, j’ai été surpris de remarquer la propreté et l’hygiène dont les teufeurs ont fait preuve durant tout le week-end. Chaque individu prenait le soin de jeter ses déchets dans les poubelles adéquates. Pas de bouteilles, pas de verres, pas de papiers au sol, ni même en plein dancefloor. C’est à ce moment là que l’on réalise que ce sont des gens pour la plupart en communion avec la nature que nous côtoyons. Cette dernière phrase semble tirée d’un dessin animé et pourtant, quand on fait le Hadra, c’est la réflexion qui nous vient en tête assez rapidement.

Douches chaudes et gratuites pour tous, toilettes sèches vraiment peu odorantes, il semblerait que l’orga ai vu juste sur de nombreux points. Les stands de prévention / sécurité étaient présents aux endroits stratégiques du festival, de même que les secours qui se relayaient durant plusieurs jours afin de garantir une sécurité maximum.

Le bar était quant à lui doté d’un système électronique avec carte à puce. Efficace et pratique. En revanche, pour connaitre le solde restant, il fallait consulter les bornes présentes de part et d’autre du bar. On aurait alors préféré de bons vieux tokens qui nous permettaient de voir la quantité de monnaie restante en un coup d’œil. Le prix des boissons demeurait plutôt honnête. Pour ce qui est de la nourriture, nous devions nous tourner du côté du village Hadra, cette « rue » de forains ou cohabitaient divers stands de nourriture, goodies, vêtements… Vraiment sympathique ! On pourra seulement reprocher le manque de planchers sur les chemins et le dancefloor, mais rien de bien grave.

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Le son, choc des cultures

« Ah, happy wheels demo j’ai posé ma tente sur le Mainstage comme ça, dès qu’ils coupent le son, je pourrai aller dormir directement.  » Si vous tenez une soirée en boîte, vous n’êtes pas trop mauvais. Si vous tenez un festival hollandais, vous commencez à devenir bon. Si vous tenez le temps d’une Mayday (18h – 9h), là, vous êtes très fort. Si vous restez éveillé le temps de l’Hadra, je pense que dans votre intérêt, vous devriez faire en sorte de ne pas croiser la maréchaussée. Les deux stages fonctionnaient en continu du jeudi soir au dimanche 18h, avec deux heures d’interruption en décalé toutes les 24 heures. Il était donc possible d’aller se déhancher sur du gros son à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit durant trois jours.

Les « bananes » de son étaient idéalement disposées et le son réellement bien réglé, un plaisir pour les tympans et ce, sur les deux scènes. Côté line-up, je ne vous cacherai pas que pour ma part, je ne connaissais précédemment aucun nom ! Heureusement, Nano était là pour m’expliquer quelques bricoles, m’aidant ainsi à voir plus clair sur les styles représentés et les moments clés. Nous avons pu profiter d’une bonne programmation, styles variés et bien choisis selon les horaires. De la Minimal Psy à la Dark Psy Trance et Forest en passant par la Full On et Progressive Psy Trance.

L’heure du gros choc est vite arrivé. Ce moment ou l’on réalise qu’on aura pas des sets avec un break, des violons, une connasse qui chante et le drop mélodieux ou tout le monde plane. Ce qui n’empêche personne de plâner, bien au contraire. La clé de la Psy-Trance est sans aucun doute sa typique bassline. Un son (la bassline) est comme un fil conducteur. Elle s’arrête et l’on se sent perdu, abandonné, livré à soi même, attendant déséspérement que le train reprenne. Les évolutions sont plus subtiles, moins audibles, mais l’immersion en est renforcée. Nous ne vous parlerons pas des noms et laisserons à chacun l’envie d’aller juger l’année prochaine (nous vous avons tout de même laissé quelques liens SoundCloud en bas de cette review).

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Lumière

Le show light nous a impressionné plus d’une fois grâce à un jeu de lyres particulièrement (trop !) puissantes, cinq lasers balayant la foule en soirée et des écrans LED dans le fond d’une fluidité remarquable. L’araignée, cette structure métallique récurrente depuis plusieurs éditions était décorée et quelques lights y étaient également accrochées. Positionnée au milieu du dancefloor, elle couvrait la régie et permettait à une partie des festivaliers de s’abriter durant les courtes périodes de pluie. On regrettera que les lights n’aient pas été un peu plus synchronisées en fonction du son. La scène alternative n’a pas été négligée pour autant et proposait un show light tout à fait correct, bien que nous y soyons très peu restés durant la nuit.

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L’ambiance

Cette année le festival Hadra accueillait l’Afrique du Sud dans le cadre du partenariat avec l’institut français et a intégré de nombreux artistes du pays dans leur programmation musicale.

Un mot sur les drogues car oui, elles étaient là et en tout genre. Ce qui ne signifiait pas que chacun en prenait et ce qui ne veut pas dire que le Hadra était un festival dangereux. Les festivaliers trippent sur le son à leur manière et n’embêtent personne. Ils sont libres de profiter comme ils le veulent. Les gens étaient cool tout le week-end, s’entendaient bien, sautaient, rigolaient se laissaient prendre en photo, filmer… On va me dire que je fais l’apologie des drogues mais c’est loin d’être le cas. Il est tout de même important de signaler que le Hadra n’est pas ce que nombre d’élus politiques souhaitent faire croire. C’est avant tout une communauté venue se réunir pour profiter du son dans un lieu magique.

Nous ne nous attarderons jamais assez sur le cadre exceptionnel : un lieu intéressant et charmant entouré par les montagnes du vercors. Ajoutez les grands moments de la nature tels que le lever ou le coucher du soleil, ou même l’évolution d’un orage lointain en pleine nuit. C’est une invitation au voyage certaine car l’on se retrouve dans une endroit éloigné, calme et naturel. En effet le Festival se déroule à 1400m d’altitude sur les pistes de Lans En Vercors. Le cadre est donc propice à ce mouvement musical et culturel que représente la culture Psychedelique.

En bref :  Nous remercions Nico qui nous aura permis de faire cette review ainsi que toute la team et les bénévoles qui ont fait en sorte que ce week-end se déroule à merveille. Si Nano est un habitué de l’Hadra depuis plusieurs éditions déjà, pour ma part, après ce premier festival Psy-Trance auquel j’ai pris part, je signe pour l’année prochaine !

Mathieu & Nano

Nos photos

Quelques liens pour découvrir la Psy :

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3 réactions à Hadra Trance Festival 7 – Review

  1. Benoit says:

    Merci pour ce super report les amis, on vous attend pour la prochaine alors !

  2. Dom says:

    « je pense que dans votre intérêt, vous devriez faire en sorte de ne pas croiser la maréchaussée » C’est joliment dis ! 😀

    Super report ! Ayant fais mon premier festival trance avec l’Ozora cette année, le Hadra est sur ma liste l’an prochain. Pi en plus c’est chez nous quoi..:)

  3. Pingback: L'association Hadra en difficulté - Soirée de soutien le 2 novembre @ Grenoble

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